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Nov. 2003

Pour une carte à puce étudiante

Découvrez notre projet de carte à puce étudiante pour l'université présenté à l'occasion de la réunion pour le plan quadriennal 2005-2008 de Paris II le 26 novembre 2003.

Introduction :

Historiquement l’idée d’une carte à puce étudiante s’inscrivait dans notre optique d’un plan global portant sur l’informatique à l’université. Depuis longtemps ce support innovant a porté en son sein de nombreux espoirs et projets. Ainsi au niveau académique l’idée d’une carte à puce étudiante commune à toutes les universités en partenariat avec le CROUS semblait pleine de promesses. Malheureusement à la lumière d’une actualité récente cet ambitieux projet vient d’être arrêté.

Dès lors après de nombreuses consultations auprès des différents acteurs de l’université, et profitant des réunions d’élaboration du projet d’établissement pour les années 2005-2008 nous souhaitons franchir le pas. Franchir le pas par ce document en proposant aux différents acteurs de la commission vie de l’établissement d’engager l’université dans le projet ambitieux d’une carte à puce étudiante généralisée à Paris II.

Qu’est-ce qu’une carte à puce ?

Une carte à puce se distingue par l'encartage d'une puce électronique cachée sous ce qu'on appelle un bouton (en général doré) qui tient lieu de connecteur vis à vis du monde extérieur.

Il existe deux types de cartes à puce :
-    La carte à mémoire
-    La carte à microprocesseur

Ces deux types de cartes sont foncièrement différents sur le plan de la technique et de l'utilisation. Elles sont aussi différentes qu'une disquette informatique et un ordinateur personnel. La carte à mémoire est capable de stocker des informations, tandis qu'une carte à microprocesseur contient un véritable ordinateur. La dimension principale d'une carte à microprocesseur c'est la capacité de traitement et la sécurité. Les cartes à piste magnétique ou les cartes à mémoire ont une sécurité très faible. Par exemple elle peuvent être dupliquées, ce qui est impossible pour une carte à microprocesseur.

Bien que les choix techniques soient à discuter ultérieurement nous penchons en faveur d’une carte à puce à microprocesseur pour des raisons de sécurité et de fiabilité.

Quel intérêt d’une carte à puce étudiante à Paris II ?

Actuellement tous les étudiants de l’université sont dotés d’une carte d’identification personnelle comportant une photo, un matricule, nom + prénom, année d’étude, diplôme, date de naissance et le détail du paiement des droits d’inscription.

L’ajout d’un microprocesseur dans ce support permettrait à l’administration de démultiplier les possibilités d’authentification et d’intervenir dans des domaines variés. Ainsi :

§    En matière informatique : L’utilisation des ordinateurs en libre service pourrait être soumis à la nécessité de la carte à puce étudiante. Avantages :
o    Session informatique personnalisée à chaque porteur de carte
o    Meilleur contrôle sur l’intégrité du parc informatique
o    Accès spécifiques aux ressources de l’université selon les droits accordés au possesseur de la carte.
Il serait en outre possible d’étendre l’utilité de la carte à puce étudiante aux services d’impression des documents. Avantages :
o    Disparition des problèmes de monnaie
o    La puce de la carte devient une forme de porte-monnaie électronique
o    Possibilité d’accorder à chaque rentrée un crédit minimum d’impression.
§    En matière de bibliothèque : Actuellement à chaque rentrée universitaire les services de la bibliothèque doivent apposer manuellement un code barre sur les cartes étudiantes des personnes souhaitant s’inscrire en bibliothèque. Avec la carte à puce cette fonction pourrait disparaître. Avantages :
o    Inscription automatique de tous les étudiants à la bibliothèque lors de l’édition de la carte à puce
o    Disparition d’une tache d’inscription manuelle fastidieuse
o    Plus de problèmes liés au détachement ou à la détérioration du code barre.

Ces illustrations concrètes offertes par la carte à puce étudiante forment la base des applications qu’elle permettrait de mettre en œuvre. Cependant au regard du caractère évolutif de ce support des possibilités d’extension à d’autres domaines sont tout à fait envisageable. Exemples : pour les photocopieuses la carte à puce viendrait remplacer la carte magnétique actuellement utilisée, pour le contrôle des accès aux salles de l’université, pour des opérations de micro-paiement etc …

La carte à puce étudiante doit être regardé comme un véritable passeport numérique aux ressources élargies.

Le coût d’une carte à puce étudiante :

Une carte à puce à microprocesseur coûte à la pièce entre 1.5 euros et 2 euros. Ce prix n’est donné ici qu’à titre indicatif, il concerne un modèle basique acheté en grande quantité. Bien qu’il soit délicat d’évaluer à ce stade du dossier le coût global d’un tel projet, dans une estimation vers le haut on peut établir une fourchette de prix:

Coût total : 51 000 euros. Cette mesure n’est qu’indicative ! Il conviendrait d’évaluer plus précisément la charge financière d’un tel projet. Cependant pour apprécier ce coût financier il convient de la comparer à l’actuel coût de notre carte étudiante.

En effet l’université produit pour chaque année universitaire une carte unique à durée limitée. Cette carte coûte actuellement environ 40 centimes d’euros à la production. Renouvelée chaque année universitaire cette carte pour un étudiant à la scolarité moyenne de 4 années coûte donc environ 4 x 0.40 = 1.6 euros. Il convient donc d’opposer la caractère périssable de notre actuelle carte étudiante au caractère renouvelable d’une carte à puce étudiante.

La sécurité d’une carte à puce étudiante :

Au regard des données confidentielles contenues dans la carte à puce étudiante. Il est légitime de s’interroger sur la sécurité d’un tel support afin de garantir la stricte protection du droit à la vie privée de chaque porteur de carte. Le choix d’une carte à puce à microprocesseur va dans ce sens. Sur la base du standard défini par Visa et Mastercard il est possible d’appliquer un chiffrement asymétrique et clés de 1024 bits sur les données contenues dans la carte. Cette technique garantissant une sécurité optimale de la carte à puce étudiante.

En outre il convient de signaler le concours atypique lancé depuis les années 90 par M. Roland Moreno (créateur de la carte à puce). Ce dernier promet 1 millions d’euros à quiconque trouvera un moyen de briser la sécurité de la carte à puce. Dix ans après ce concours et malgré l’investissement de nombreux laboratoires universitaires sur le sujet le prix n’a toujours pas trouvé preneur ...

Conclusion :

L’avenir est définie par Luc Fayard comme « sombre, incertain, complexe mais aussi ouvert, flexible, changeant... Comme l'économie et comme les technologies ». La carte à puce étudiante constitue donc cet outil d’avenir aux prétentions prometteuses. Au regard de sa polyvalence et de ses multiples perspectives l’arrivée de ce nouveau support dans l’université apporterait des avantages certains tant aux étudiants qu’aux personnels de Paris II.

Des idées, des remarques, des critiques sur ce sujet ? N'hésitez à réagir sur notre forum.

Rapporteurs du projet : Gabriel VOISIN et Jonathan URBACH
Représentation du projet à la commission : Hakim MAKOUF
Remerciements : M. CREDEVILLE (secrétaire général de l’université), M. FILLOL (Informatique pédagogique et recherche), M. GRAS (Informatique gestion et réseaux).