Déc. 2003
Le 10 décembre 2003 une réunion d'information sur la réforme LMD sous la présidence de Mme Dutheil de la Rochère s'est déroulée en amphi 1. Compte-rendu de réunion par assas.net.
Cette réunion présidée par la présidente de l’université s'est déroulée en présence de 3 membres de l’administration et corps professoral, à savoir M. Chagnollaud, M. Crocq et M. X (professeur non identifié).
Salle quasiment vide à l’exception de quelques délégations associatives (CORPO , 4 pour UNEF et SUD, 1 pour l UGES, 2 pour l UNI et il me semble avoir vu quelques représentants d'associations culturelles). Les « simples » étudiants étaient peu nombreux (on ne peut que déplorer ce manque d’intérêt pour un tel dossier). Pour assas.net, Nop et Syrius représentent.
Ce n’est pas une surprise, la présidente est favorable à la réforme LMD; voici en gros la retranscription de la réunion. Il faut savoir que la présidente s’est exprimée pendant 1/2 heure avant de répondre aux questions, essentiellement posées par les associations étudiantes.
La présidente a lancé la problématique en évoquant le texte servant de bases aux reformes et adopté au printemps 2002, dont la lecture compliquée rendait possibles certaines interprétations qui ont inquiété certaines associations étudiantes (sic). Pour elle, l’interprétation est bien plus simple : il s’agit, dans une perspective européenne de « grader » les études supérieures, afin de permettre une reconnaissance mutuelle des diplômes entre les différents pays européens. Elle a également tenu à préciser que ce texte n avait pas été élaboré à Bruxelles, mais est le fruit de travaux interministériels et intergouvernementaux (en effet le domaine de l’éducation n’est pas une prérogative de la commission contrairement à certaines idées reçues).
Le nouveau système n’est pas un abandon de celui que nous connaissons actuellement en ce qui concerne les diplômes; il s agit clairement d'une superposition des deux systèmes qui n’est pas censé entraîner de modifications quant aux diplômes nationaux (on verra par la suite que ce n’est pas complètement vrai). Dans notre université, et étant donné que l’administration semble bien décidée à entrer dans ce système, voila ce qui est envisagé :
Le DEUG est maintenu et reste un diplôme à l’échelle nationale, mais la licence une fois obtenue a une valeur aussi bien nationale qu'internationale, et elle garde le nom de licence. Le MASTER est composé des années M1 et M2, et gardera en M2 les caractéristiques des DEA/DESS en se déclinant en Master de recherche (= DEA) et master professionnels (= DESS). Ainsi, et selon la présidente, aucune sélection supplémentaire a l’obtention des crédits nécessaires pour obtenir sa licence ne sera nécessaire pour arriver en Master. De ce fait, la sélection aurait lieu pour le bac+5 (=M2) et non a bac+4, ce qui confirme un maintien de la pratique actuelle.
L’intérêt est pour les professeurs de 3e cycle de s’interroger sur la lisibilité de leurs études et pour les étudiants d’avoir en poche un diplôme permettant une meilleure recommandation européenne.
En ce qui concerne le système des crédits ECTS (Système de transferts de crédits -traduction). En gros, chaque semestre attribue une nombre précis de "crédits" (30) . Il faut en avoir 180 pour finir sa licence (normal, 3X2 semestres) et 300 pour finir son master. L’avantage est que cela permet un passage plus fluide et plus pratique entre les universités en France comme à l’étranger. Ce système de crédits sera d’ailleurs appliqué à Assas dès la rentrée 2004 pour les étudiants étrangers profitant d’un programme d’échange, dans le but de mieux respecter le système surtout développer à l’étranger de chartes pédagogique. Les crédits seront attribués par blocs et non par matières pour le besoin des compensations (le système de compensation des points est donc maintenu !). Tout cela conduit a une remise en ordre des chartes pédagogiques et permet un avantage considérable: la pluridisciplinarité. Sur Assas notamment sont prévues des modifications importantes en AES ... Le reste devrait suivre doucement. Au passage on nous confirme que la session de septembre n’est pas supprimée et reste maintenue (contrairement aux affirmations de certaines associations) !
Cela dit, le système de crédit ne se substitue pas au système de note : les crédits sont délivrés si une certaine note est atteinte. Les notes, elles, demeurent et servent pour le système de compensation pour les semestres et les mentions. En fait, ça ne change quasiment rien dans le fonctionnement actuel. Un problème se pose cependant sur la grille de translation note/crédit. Comme l’a souligné Nop on risque d’avoir des difficultés. En effet, il va y avoir une sorte de grille de notation européenne étant donné que les pays vont conserver leur système de notation : par exemple, Assas notant essentiellement entre 8 et 12 considère un 13 comme une bonne note , alors qu'elle va être considérée comme catastrophique en Italie par exemple où les élèves mauvais ont 20/30 et les bons élèves 25/30. L’inverse sera aussi vrai. Pour remédier à cela, il va y avoir une espèce de standard de réévaluation pour l’obtention des crédits et des niveaux... L’administration a été très prudente sur la réponse à ce sujet. Elle nous a confirmé que des réunions entre les différents pays membres étaient en cours sur la question, et qu’elle suivait le sujet de prêt (so « wait and see »).
Toujours suite à une question assas.net : L’administration nous confirme le maintien du passage en conditionnel. Les modalités de sa mise en pratique à l’échelon national comme international reste néanmoins à préciser. Sera-t-il possible de passer en conditionnel dans une autre fac membre du programme LMD ? rien n’est moins sur ...
L'UNEF a soulevé la question sur l’augmentation minime des bourses d’étude pour les étudiants qui souhaitent partir à l’étranger; en effet, pour une réforme qui mise sur le pari de développer la mobilité des étudiants tant dans les études que dans les emplois, l’octroi supplémentaire de 650 bourses d’étude à l’étranger (pour toute la France) parait assez dérisoire. La réponse de la présidente tient dans les très nombreux avantages déjà obtenus dans le cadre des accord SOCRATES et ERASMUS. Cela dit, elle entend renforcer la promotion pour les départs à l’étranger.
Intervention de la CORPO en ce qui concerne l’action internationale, mais la présidente s’est engagée et dit poursuivre l’objectif de développer des accords pour notamment pour les économistes de Paris II afin de proposer des destinations plus nombreuses.
Intervention (assez inutile) du président de l’UNI « Bonjour, je suis blablabla vice président étudiant et président de l’UNI Assas... je suis complètement d’accord avec la présidente ».
Quelques interventions d’étudiants qui rapportaient des remarques et commentaires de professeurs reprochant le caractère « touristique » de leur départ à l’étranger. La présidente s’est déclarée étonnée par de tels propos et les condamnent fermement.
La question du centre de langue a été abordée par la CORPO et l UNEF et ASSAS.NET. En effet entre les étudiants de première année de droit ne bénéficie d’aucun enseignement linguistique durant leur scolarité. Face à ce vide entre le bac et la 2ème année la présidente a reconnu que les installations étaient insuffisantes au regard des objectifs d internationalisation et que des progrès conséquents seraient réalisés dans cet objectif.
Intervention de Nop sur les diplômes sélectifs et
leur avenir dans la réforme LMD, tels que le MSG gestion ou
le magistère de droit des affaires. On va garder le cadre et
l'intitulé mais il y aura une transposition pratique. Ainsi
pour l'exemple de magistère du droit des affaires qui est en
3 ans après le DEUG :
- 1ere année de magistère = licence
- 2e année de magistère = M1
- 3e année de magistère = M2
Pour conclure, gros recul de l’UNEF qui admet
(malgré tout son barouf médiatique) que tout se
passera bien sur Assas en ce qui concerne l’application de la
réforme LMD, et qui en a été
réduit à demander la manifestation de soutien
envers les universités chez qui ça poserait
problème ...
Rapporteurs : Jonathan URBACH (Syrius) & Gabriel VOISIN (Nop)