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Oct. 2005

Alerte à l'inflation aux diplômes

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> Dépêche AFP du 28/10/2005
> Article dans Le Point 03/11/05
> Encart dans Le Figaro pour l'ENM 16/11/05
> Question écrite par l'intermédiaire de Mme le député Zimmermann Question N° : 77341

Suite à un décret passé en catimini par le gouvernement le 2 août 2005 (N° 2005-939) un sérieux renforcement des conditions d’accès au concours de commissaire de police vient d’être opéré. En effet dorénavant ne sont admis à se présenter à ce concours que les étudiants titulaires d’un MASTER (= Master 1 ex-maitrise + Master 2 ex-DEA/DESS). Nous sommes consternés par la méthode gouvernementale employée !

>> LIRE LE DECRET <<

La date d’entrée en vigueur du décret, tout d'abord, qui en dit long sur le principe de sécurité juridique. Les étudiants inscris au concours pour cette année ont été pris en otages. M. DEBOVE (directeur de l’IEJ Paris II) a du ré-ouvrir en catastrophe les inscriptions à son MASTER 2 « Droit et stratégies de la sécurité » pour éviter de prendre au dépourvu l’ensemble des aspirants commissaires souhaitant cette année passer le concours avec leur niveau MASTER 1 et qui se retrouvent pris au piège par cette nouvelle exigence. Mais le nombre de places étaient très limitées et aucune université n'a suivi cet exemple.

En outre comment accepter cette nouvelle surenchère aux diplômes universitaires. Le nombre de places en MASTER 2 est limité par le caractère sélectif propre à cette filière. Pourquoi encore (et toujours) renforcer les concours des étudiants ? Pourquoi (et encore) nous faire supporter sans dialogue de nouvelles restrictions visant à dissuader toujours plus notre entrée dans l’avenir.

Cette réforme ouvre la boite de pandore. En effet l'ENM qui est en charge du concours pour la magistrature a déja annoncé qu'elle s'alignerait pour les prochains examens sur cette nouvelle exigence. Les juges n'entendent pas en effet avoir un niveau d'exigence inférieur au corps des commissaires de police qu'ils considèrent d'égal à égal. Et demain ? quid du CRFPA chargé du concours pour les avocats ?

L’université et ses étudiants ne peut se laisser dicter ainsi sa politique pédagogique sans avoir fait entendre sa voix. Aussi avons nous décidé d'agir :

Nous avons interpellé Mme le président de l'université fin septembre. Par courrier du 11 octobre elle soutient notre démarche et intervient à nos cotés sur ce dossier en interpellant M. GAUDIN (directeur général de la police national)

Nous sommes en contact avec le ministère de l'intérieur afin d'être reçus au plus vite par les responsables du dossier

Nous contactons la presse pour une médiatisation de ce dossier.

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