Syrius, le 29 mars 2012 - 07h15 , dit :
Non, Pol et Soa te confirmeront que, précisément, en 2002, le contexte des élections présidentielles au regard des élections étudiantes n'avait pas particulièrement réussi aux syndicats qui avaient tenté ce vain parallèle.
Vous vous faites passer devant par le MET, on me glisse à l'oreille que le score additionné des assos est inférieur à celui de l'UNEF... Parler de contexte et de l'extreme droite, ça me semble bien réducteur... Les meilleurs scores de l'UNEF aux centraux, on les a eu sur des campagnes très "syndicales" (pas étonnant que le meilleur score ait été obtenu l'année du passage au LMD, avec le maintien de la compensation annuelle, la mise en minorité des profs de prof contre leurs délires sur 16 masters de droit, etc).
Bref, les étudiants d'Assas ne sont pas des abrutis ni des moutons, la vie de cette fac a ses règles, et les listes qui se bougent, innovent et écoutent les étudiants font toujours des bons scores.
Je vois que Syrius ne change pas trop dans la tonalité de ses analyses, c'est marrant ^^
Bisous !
Syrius, le 29 mars 2012 - 01h46 , dit :
Bravo à la relève Assas.net, elle nous a comblé de bonheur, nous, les anciens. Elle a toutes les raisons d'être fière du travail accompli, et de la très belle campagne, engagée, sérieuse, digne et éthique qu'elle a conduit. Elle a su porter ses valeurs malgré les nombreuses difficultés contextuelles auxquelles elle a été confrontée.
Assas.net reste la première association apolitique de l'université, en nombre de voix et en nombre d'élus. Elle conserve ainsi sa légitimité à fédérer la cause apolitique sous son étendard.
Une mise en garde toutefois aux apolitiques qui se sont laissés emporter dans une aventure dangereuse pour des raisons qui excèdent le seul engagement. La crise qui nait de ces élections me paraît interdire à l'avenir tout compromis. La repolitisation flagrante de la scène associative assassienne est un fait acquis. La multipolarisation de la scène apolitique est une catastrophe, et ceux qui ont précipité les résultats d'aujourd'hui par la division, le mensonge, la propagande outrancière et les fausses promesses devront en tirer, ou en subir les conséquences. Il en va de même de ceux qui se sont consciemment laissés abuser et qui ce soir n'ont plus grand monde vers qui se tourner.
Syrius, tu es quand même le pro de l'analyse "c'est pas moi c'est toujours de la faute des autres". Quel donneur de leçon quand même